Carole Szwarc 

Transparence des bois

Au début des années 1980, Carole Szwarc découvre la marqueterie appliquée au mobilier de style au sein des Ets Josnin à Paris, au cœur du Faubourg St Antoine.

Elle y apprend les matériaux précieux, les techniques du XVIIIe siècle, l’amour de la belle ouvrage, le goût d’apprendre...

Vers 1990, elle collabore avec Georges Vriz, qui lui fait découvrir la transparence, puis avec Dan Chan, laqueuse diplômée des Beaux Arts de Pékin, qui l’initie à la feuille d’or, d’argent, de cuivre oxydé et à la lumière issue des profondeurs du décor.

Marier les essences, réunir les différences, les contrastes et les reflets de chaque élément, en une nouvelle « fragrance » bigarrée.

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Son savoir-faire 

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Carole Szwarc fond et recompose en magicienne les textures et les imprégnations. Elle crée ses tableaux comme on compose un bouquet d’épices : chaque essence de bois éveille en elle une émotion sensorielle olfactive, gustative, tactile ou dynamique. 

Comme pour obtenir un arôme on hache, tire le suc, broie des plantes fraîches ou séchées, Carole Szwarc presse ses placages les uns sur les autres, un par un, pour que les veines dures des uns étreignent les veines tendres des autres; puis, comme on réduit un jus pour le concentrer, elle affine la surépaisseur pour laisser place à la transparence.

 

Parfois elle casse les bois, sculpte ou grave, pour y sceller son empreinte. Elle choisit des matériaux riches, bois indigènes ou exotiques, des loupes, des mailles, des veinages, des ramages, mais aussi des nœuds, des défauts, qui témoignent de leur force de vie.

Chaque nouvel ajout diffuse sa part de lumière et révèle la profondeur du métissage qu’il exalte.

Ses oeuvres